Pourquoi l’Ukraine?

L’ex URSS possédait deux centres importants de neurologie, l’un à Moscou, l’autre à Kiev.

Dans chacun d’entre eux oeuvrait un scientifique de grande notoriété : à Moscou c’était Alexandre Konovalov et à Kiev c’était Vitaly Tsymbaliuk.

Le régime communiste mettait en avant les travaux dans lesquels ses scientifiques obtenaient des réussites (conquêtes spatiales, médecine…). Lorsque l’Ukraine est devenue indépendante en 1991, elle a conservé à Kiev son centre de neurologie et son éminent professeur Vitaly Tsymbaliuk, avec son équipe. L’avance prise par les Ukrainiens sur la recherche en matière de neurologie allait donc pouvoir se poursuivre.

Les médecins Ukrainiens, il y a 10 ans, se posaient les questions suivantes :

-Comment guider les neurones afin qu’ils se reconnectent dans l’espace vide créé par la lésion?
-Comment créer un pont par où passeraient les milliers de neurones, les vaisseaux sanguins…?
-Quel matériau accepté par le tissu humain de la moelle épinière pourrait être ce pont permettant la reconnexion des neurones?

Leurs chimistes avaient bien inventé des produits synthétiques en bio matériaux, mais les tests n’étaient pas concluants pour arriver à des opérations sur l’homme. Ils se renseignèrent alors sur les travaux effectués dans ce domaine à travers le monde concernant ce type de matériaux. Une découverte faite au Canada les intéressa particulièrement. C’était le Neurogel.

Ils contactèrent donc l’inventeur, le Docteur Woerly. Mais celui-ci n’ayant pas les autorisations pour commercialiser ce produit, et ne connaissant pas ce pays, ne donna pas suite à ce contact.

Par la suite ils contactèrent par téléphone et fax le président de l’association qui s’était créée en France pour soutenir le Dr Woerly. Ils souhaitaient toujours obtenir des gels pour réaliser des tests.

C’est à la même période que le Dr Pinet réussit alors à refaire le gel. Jean-Yves Crenn créa par la suite une nouvelle association : « Neurogel en Action », et se chargea d’amener les premiers gels à Kiev. Des tests positifs sur les animaux y furent réalisés entre fin 2005 et 2008. Ils furent suivis des premières opérations sur l’homme en octobre 2008 .